BABABE : Sow Oumar : « le deuxième tour n’est pas un désaveu pour le maire »

A la veille du deuxième tour des élections municipales, législatives et régionales, Sow Oumar Abdoulaye, élu député de l’Union Pour la République dans le département de Bababé dès le premier tour explique son ralliement à la majorité présidentielle et sa victoire. Dans une interview exclusive qu’il nous a accordée, il soutient que ceux qui veulent un changement ne sont pas préparés pour servir les populations.

La Commission électorales nationale indépendante a publié les résultats des élections législatives, nationales et régionales du premier septembre. Le candidat du parti de l’Union Pour la République, Sow Oumar, a remporté la victoire dès le premier tour avec 52.47% des suffrages exprimés. Qui est Sow Oumar ?
Sow Oumar est un ancien cadre du ministère des finances, un ancien administrateur des régies financières qui a fait toute sa carrière dans le milieu financier. Qui a fait la politique la plupart du temps dans l’opposition. Je viens d’atterrir dans la mouvance présidentielle depuis 2013. J’ai été candidat de l’Unité pour la Démocratie et le Progrès aux législatives passées. Cette année, j’ai rejoins le parti de l’Union Pour la République pour être candidat à la députation du département de Bababé. J’ai un certain nombre d’expériences politiques dans les différentes formations politiques du pays.
Militant de l’opposition depuis les années 1980, En 2013, Sow Oumar était candidat de l’UDP. Cette année vous avez rejoint le parti au pouvoir, l’UPR. Pourquoi vous avez fait la transhumance ?
L’UDP est un parti de la majorité présidentielle. J’ai été candidat pour ce parti en 2013 et je suis allé au deuxième tour aux élections législatives. Dans la commune de Bababé, j’avais largement gagné. Mais l’UDP n’était pas bien représentée dans les autres communes. C’était ce handicap qui m’avait empêché d’être élu.
Étant donné que la politique du président est soutenue par l’UDP. Donc la politique de l’UDP et celle du l’UPR n’ont pas beaucoup de différences. J’ai préféré aller directement soutenir le président de la république au sein de l’UPR pour avoir les suffrages au niveau de Bababé et servir ses populations.
En 2013, vous avez perdu au deuxième tour. Cette année vous passez au premier tour alors que le maire sortant est en ballotage. Qu’est-ce qui explique cette situation ?
Il fallait avoir le soutien des autres cadres du département pour pouvoir bénéficier de cette élection. Pour la victoire du parti au premier tour des législatives et le deuxième tour des municipales, il y a un effet de hasard et un nouveau phénomène qui est dû à ma nouvelle candidature. Les gens ont voulu tester ma sincérité et ma représentativité. Cela n’est pas un désaveu pour le maire, c’est tout simplement l’effet d’un certain phénomène que certains ont voulu amplifier en disant changement, sans donner un programme à ce changement, sans se préparer à occuper ces fonctions de manière sérieuse pour servir la population. Les gens ont utilisé ce slogan pour pouvoir détourner le maire.
Le maire a fait énormément de réalisations. Il tient à cœur les problèmes des populations de Bababé. Sa victoire au second tour lui donnera beaucoup plus d’avantage. Il aura plus de conseiller et donc une majorité respectable qui accompagnera son travail.
Qui sont derrière cette victoire ?
Tous les cadres du département ont soutenu ma candidature et ont contribué à notre victoire. Il s’agit de Ba Abdoulaye Mamadou, Thiam Diombar, Dieng Adama, Dieng Mamadou entre autres cadres. Le mérite ne me revient pas seul mais ma personnalité a pu fédérer quelques choses la réussite du combat.
En tant que député nouvellement élu, quels projets avez-vous pour soutenir le développement local ?
Notre élection a été soutenue par les populations. Durant la campagne, nous avons noté les revendications des habitants : l’éducation, la santé, l’enrôlement des rapatriés, la terre, l’eau et l’électricité. Nous allons faire de telle sorte que notre représentativité puisse apporter des solutions à un certain nombre de problèmes avec le gouvernement.
Comment comptez-vous résoudre le problème du chômage des jeunes dans le département?
Le chômage est un problème qui touche toute la Mauritanie. D’une part, nous avons des jeunes formés. D’autre part, il y a le problème de la qualification qui se pose. Il y a aussi le problème d’accès au travail pour toute la population du pays.
Au niveau local, le chômage est un problème qui nous concerne directement. Nous allons faire en sorte qu’il y’ait des projets pour la Moughataa pour que les jeunes puissent trouver des emplois. Au niveau de la Capital, nous allons être des intermédiaires, des interlocuteurs, pour ces jeunes pour les amener à trouver du travail. Nous allons faire le maximum pour résoudre le problème du chômage qui se pose un peu partout dans le pays.
Oumar BA, rédacteur en chef de www.kabarujakka.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *