BABABE : lancement officiel de la cinquième édition de Welooti festival


Welloty Music Association a donné le coup d’envoi de la cinquième édition de Welooti festival à Bababé qui va durer cinq mois.
L’objectif « de cette manifestation est d’avoir une commune vivante pendant les cinq mois d’activités », explique Ousmane Falillou BA, le coordonnateur de Welma. Pour cette année, nous avons choisi comme thème : l’« expression d’une jeunesse consciente ».
Le programme tourne autour de deux phases. La première assure l’organisation des conférences et des séminaires sur le renforcement des capacités des jeunes sur le développement communal et le dynamisme associatif par la bonne gouvernance, la gestion optimale des ressources et la communication des associations. La deuxième phase est dédiée aux artistes. Ils organiseront des projections, des ateliers de peinture, des spectacles et des fresques murales.
Deux jeunes par commune, dix associations –deux par structure- et vingt autres jeunes filles vont être formés à Bababé à l’occasion du festival.
L’absence du directeur de Welooti festival, actuellement à l’étranger, se fait sentir par les organisateurs. « Yero Gaynaako est un acteur culturel incontournable dans la sous-région et particulièrement en Mauritanie. Il est le meneur de la jeunesse. S’il n’est pas là, il y aura forcément des blocages. C’est quelqu’un qui connaît le milieu et qui a de la valeur ajoutée pour la jeunesse bababoise et nationale. Il nous manque beaucoup », reconnaît Monsieur BA.
En dépit des difficultés financières et administratives qui bloquent l’organisation annuelle du festival, les jeunes engagés, dynamiques et motivés ne croisent pas les bras. Certains se portent volontaires et s’engagent à côté des initiateurs pour réussir le coup puisqu’ils y gagnent.
« C’est un avantage pour la localité et pour moi en tant qu’artiste et une grande opportunité pour toute la commune. Quand il s’agit d’une affaire qui accompagne le développement culturel et économique de ma localité, je m’engage », assure Thom’s Boy.
Les quatre premières éditions ont été financées par l’ambassade des États-Unis en Mauritanie. Cette année, c’est l’ambassade de la France par son programme FAJR du Service de Coopération et d’Action Culturelle qui a financé le festival après trois ans d’absence.
Oumar BA (www.kabarujakka.com)

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